02 mars 2006
Et une Grenadine, une!
Deux ans après avoir découvert les Caraïbes à bord du bateau familial, Olivier et Pascale reviennent naviguer en eaux turquoises avec leurs amis Jean Luc et Annie, Gert et Grazyna, qui sont cette fois de la partie.
A peine partis du port du Marin accompagnés par les régates de « gommiers », un groupe de petites baleines vient saluer notre départ.
Route directe sur Grenade, une des dernières îles avant le Venezuela. Au portant, Akela glisse tranquillement. Les quarts se succèdent jusqu’au port de St Georges.
Grenade mérite la peine de s’y attarder. Du marché aux poissons à la chocolaterie, des cascades à la distillerie de Rhum (Le matériel date de 1780 !!!), tout est mélange d’influences, mélange d’époque.
En route pour Kiriacou. Olivier qui guète ses lignes depuis le départ, nous remonte un tazard de près de dix kilos, de quoi se régaler pour quelques jours.
Puis ce sont les escales hors du temps de Sandy Islande, Punaise, les Tobago Cays. Plongées sur la barrière de corail. Spectacle de couleurs: poissons, tortues, cerveaux de Neptune, langoustes…
A petit Nevis, là où il y a 20 ans les locaux chassaient encore les baleines, nous passons une journée paisible. Au sommet de cette île inhabitée mais chargée d’histoires de ces pêcheurs qui partaient à la rame à bord de leurs barcasses, traquer ces géants des mers, l’équipage d’Akela laisse sa petite signature : un cairn de pierres qui restera en place jusqu’à ce que le vent en décide autrement.
01 mars 2006
Stage de voile

Il n'y a pas véritablement de croisière sans aprentissage, il n'y à pas non plus de stage sans découverte. Cuisine avec les produits locaux associée aux recettes de chacun, ballade chez les indiens Carïbes, visite de l'immense marché de Castrie, mouillage à la baie du trésor : autant de découvertes qui ont accompagné l'apprentissage de la manoeuvre, de la météo, de l'entretien moteur...
04 février 2006
tit ballade
Bonjour,
Bien rentrés en métropole, l'arrivée à Paris sous la neige fut assez
pénible. Nous gardons un formidable souvenir de notre journée du mercredi 25 janvier
en ta compagnie.
C'est vraiment un très beau bateau.
Cordialement.
Dominique BARANGER
23 janvier 2006
Akela à Sainte-Lucie
Après une croisière de rêve dans les Grenadines, pendant laquelle Akela a accueilli Elisabeth, Lionel, Bastien et Jules qui sont venus en famille passer les fêtes de Noël, Akela a repris du service.
Alternant entre sorties à la journée, week-ends et croisières dans les îles des Caraïbes, vacanciers et autochtones profitent de l’occasion pour naviguer sous voile. Il faut bien dire qu’ici, la mode est plus au catamaran voile moteur et laisse peu de possibilités de barrer un bateau "vivant".
Hier soir après un retour de Sainte-Lucie, Anaïs, Greg, Guillaume, Dany, Aurélie, Patrick et Elodie débarquaient avec des souvenirs plein la tête. Il faut dire que les escales ont été hautes en couleur :
Le parc naturel de Pigeon Islande a vu Akela mouiller sous son nez. Vu du fort qui fut le témoin des combats entre Anglais et Français, Akela semble bien paisible posé sur une eau d’une limpidité totale - Sainte-Lucie, a été en effet prise et reprise par Français et Anglais une vingtaine de fois. Sous domination anglaise à partir de 1814, elle a obtenu son indépendance en 1979. On y retrouve à chaque tournant des influences de ces deux nations.
Au « Tête en bois », bistrot au toit de palme, une impressionnante bibliothèque est à disposition. On y laisse le livre terminé et y prend un titre qui nous inspire.
A la pointe, la falaise plonge dans les Caraïbes. L’équipage armé de palmes et masques en profite pour s’offrir une visite aux poissons qui viennent vous chatouiller le bout du nez.
La navigation pour rejoindre Marigot Bay nous permet de hisser le spi asymétrique. La bulle bleu en l’air, nous longeons la côte, au raz des palmiers du soleil couchant. Petit punch pour tout le monde… moment magique.
Nous mouillons entre mangrove et palmies dans ce « trou à cyclone » qu’est Marigot Bay. Après un apéro au JJ’s -célèbre bistrot que l’on accède directement en annexe- nous rejoignons le bord pour déguster le poulet au colombo préparé par Greg… Chapeau le cuistot !
Au petit matin, nous déhalons dans l’entrée après être allé chercher du pain créole, c’est le bain pour tout le monde. La dernière mode : le brossage de dents à la nage… L’image valait le coup !
Nous filons sur Castries, au près, sur une mer bien plate et débarquons au cœur de l’énorme marché. Impressionnant, on se croirait en Afrique: tissus bariolés, fruits et légumes, poissons, épices sur une surface immense, c’est une fête de couleurs et d’odeurs!
Après l’escale de Rodney Bay et de Gros Ilet, la remontée vers la Martinique est « dynamique ». Un bon vent et une bonne mer nous attendent dans le canal de Sainte-Lucie. L’appréhension vite dépassée, l’équipage, le nez au vent profite de ce grand bol d’air avant de retrouver la terre ferme.
Akela de retour au port du Marin prépare sa prochaine ballade : la Dominique et les Saintes en fin de semaine prochaine… il reste encore de la place, si par hasard ça vous tente !
15 décembre 2005
La route des Alizés
Salut à tous ceux qui sont restés à terre ainsi qu’à ceux rencontrés lors de nos escales, et qui sont sur la grande bleue en ce moment. 5000 milles au compteur depuis le départ de Bretagne, Akela croque la vie et les milles à pleines dents ! Des oiseaux, un cargo, des sargasses à la surface, et aussi quelques gros grains noirs: pas de doute, nous approchons sérieusement des Antilles. La vie du bord ne change pas pour autant. Ce matin, Raphaël assure le quart du matin. Pour lui, la croix du sud se lève et le soleil fait son apparition dans le sillage. A la barre il surf gentiment la petite houle de nord-est. André prépare le pain. Cuit à la cocote, il empli le bateau d’une bonne odeur de fournil. Pierre Henry dort toujours. Il était de quart en milieu de nuit. Aux changements de quart, il fait bon discuter tranquillement sous la voûte céleste, et sur une mer au plancton scintillant. Moments privilégiés, la cohue citadine est bien loin ! Les poissons se font plus rares. Il faut dire que le début de parcours a été fructueux : Une dorade coryphène de 8 kilos a goûté à notre leurre fait maison. Et nous nous avons goûté la dorade à toutes les sauces... Une vraie compét’ entre cuistots s’est engagée, pour le bonheur de nos papilles. Quant aux thons, ils ont assuré le spectacle : Hier sous un grain avec soleil, arc en ciel et tout, une bonne centaine de thons très gros format sautant dans tous les sens à des hauteurs impressionnantes. Sensation de se retrouver au milieu d’un troupeau de bisons détalant au galop. Grandiose ! 11 heure du matin : Le vent faiblit sérieusement. C’est l’occasion d’enrouler le génois et de prendre un bain. En dessous de nous : 5 kilomètres d’eau, d’un bleu profond. L’appréhension est vite dépassée : un par un, nous plongeons de l’avant et attrapons au passage le boute traînant dans le sillage. Demain nous serrons à Saint Martin. Les sentiments sont partagés entre l’excitation de l’arrivée et l’appréhension de quitter ce rythme hors du temps. En attendant, nous nous délectons des moindres instants avant de revoir la terre.
01 décembre 2005
Tchao Cabo Verde, c’est parti pour la Transatlantique !
Pour 2005, les aventures d’Akela sur la côte est de l’Atlantique arrivent à terme. A son bord, un nouvel équipage vient d’être formé. Nous serons 5 à nous laisser porter par les alizés pour rejoindre les terres Antillaises. Une bonne dizaine de jours de mer devrait suffire à Akela pour cette étape. Avant le fameux départ, des navigations inter îles permettent aux nouveaux arrivants de se familiariser avec le bateau, et l’équipage ! Raphael a déjà quelques régates à son actif ; il a choisi de réaliser son rêve de transatlantique sur un bateau rapide et puissant. 70 milles de parcourus et André à la barre est déjà séduit par les départs au surf d’Akela. Ces escales leurs laisse aussi un peu de temps pour s’imprégner de la douceur du Cap Vert….Personnellement, j’ai plaisir à redécouvrir avec eux la beauté de l’archipel et de ses habitants.
Voilà déjà 20 jours qu’Akela vogue entre ces îles. Pour les « appro », retour donc à Mindelo : la boucle est bouclée ! Le petit port coloré nous permet cette fois-ci de faire les derniers préparatifs avant la grande traversée. Les têtes connues réapparaissent, nous laissant cette impression d’être à la maison. Sydney comme à son habitude veille sur notre annexe. Au marché, on apprécie de retrouver l’authentique sourire de Nina Evora ; de bon cœur elle nous offre une belle grosse papaye. Les produits locaux sont bienvenus à bord. Entre souvenirs et dégustation, ils feront durer un peu plus cette douceur cap verdienne. J’emporte avec moi du café, et quelques petites choses à ouvrir quand je serrai de retour dans l’hiver breton. En partant, un air de morna, se laisse entendre au « Club Nautico »,…la tentation est trop forte. Nous nous arrêtons boire un dernier verre. La musique est envoûtante, l’émotion est forte …
Alb
27 novembre 2005
Les poissons volants du Cap Vert...
18 novembre 2005
Bom dia do Cabo Verde












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Reprendre la mer est toujours un plaisir. Après une randonnée dans la forêt luxuriante de Gomera, l’équipage est heureux de retrouver le large. Départ au coucher du soleil, cap au sud ! Les poissons volants font leur apparition, les premières dorades coryphènes mordent à la ligne et finissent dans nos assiettes… miam-miam.
Au portant, avec des surfs à plus de 20 nœuds, Akela n’a eu besoin que de 4 jours pour descendre des Canaries au Cap Vert. Du temps donc pour une visite approfondie de l’archipel. Première escale à Mindelo, petit port coloré à l’architecture coloniale. L’accueil chaleureux des locaux donne envie de s’y attarder. Nous connaissons au bout de 2 jours tous les gamins du port, toujours prêts à rigoler et à rendre service. A bientôt donc, nous reviendrons !
Cap sur l’île de Sal, 120 milles plus à l’est, où nous accueillons Cécile qui arrive de Bretagne. L’immersion commence par une soirée brochettes sous le toit en paille de chez Bailez, haut en couleur, avec la rencontre de personnages: Michel le Gitan, avec sa guitare, « Tintin » le pêcheur de requin, Grisela et son mari aux histoires captivantes.
Boavista, plus au sud, donne un goût de Sahara : Désert de sable, paysage minéral et oasis verdoyant. Le dépaysement est total. Cécile en profite pour sortir son aquarelle.
Nous filons aujourd’hui sur Santiago, et les jeunes pêcheurs nous saluent avec des « toutret » et « toutbon », en créole, tout va bien, « pékab » dirait-on vers Roscoff…
A bientôt, et un grand salut à tous !
Yann
29 octobre 2005
Akela aux Canaries



















Aux Canaries c’est le paradis !
La charmante capitale portugaise a laissé partir ses visiteurs conquis. Les quarts de nuits reprennent un rythme de mer. Un ciel toujours plus lumineux permet de nous plonger la tête dans les étoiles. C’est tellement beau, on est tellement bien, que certains en oublient de réveiller la relève !
Cap sur les Canaries, le maillot est de sortie.
Existe-t-il quelque chose de plus merveilleux que d’arriver de nuit dans un mouillage désert ? De se lever au petit matin en découvrant un paysage à part : l’île insolite de Graciosa, on a qu une envie c est d y rester...
Sous grand spi nous voguons d’île en île en adaptant notre itinéraire aux aléas des rencontres...
Pierre-Henri
18 octobre 2005
Roscoff Lisbonne
Une petite brise de sud se lève, nous hissons la grand voile et laissons porter le génois, Akela glisse vers l’ouest dans la lumière du matin entre Roscoff et l’île de Batz. Après un mois et demi de chantier et de préparation, Akela est devenu un petit nid douillet ou il fait bon rêver, à la table à carte ou le nez au vent. Albane savoure le plaisir de repartir vers le grand large. Mais cap à l’ouest d’abord pour accueillir Philipe qui débarque de son poste de chef mécano sur un ferry pour compléter l’équipage.
C’est de Brest que nous partons donc au complet ce mercredi 13 octobre.
Au près jusqu’à la pointe du raz, pour une mise en jambe, l’oeil de la dépression nous passe littéralement dessus au passage de l’île de Sein. Le vent tourne au Nord et la grande descente commence. Une nuit de surfs à 20 nœuds. Florent kayakiste, pour qui c’est la première navigation à la voile s’éclate à la barre. Les quarts se suivent, et le sourire de Marc, qui a laissé son tracteur pour enfiler sa veste de quart et profiter de l’aventure résume le bonheur d’être à bord. 260 miles avalés en 24 heures, ça vous arrive souvent ça ?
Après avoir longé les côtes de la Galice sous grand spi, et grand soleil, les iles Sisargas, le cap Torinana et le cap Finisterre, nous faisons relâche en ria de Vigo. Une excursion dans les bars, s’impose. Galiciens accueillant, ouverts comme à leurs habitude, et quel ambiance quand Pepe sort sa guitare et que Maria chante de sa voie cassée !















































