10 novembre 2006
Graciosa, la gracieuse…
Une île, un port…il y a un an, Akela découvrait le charme authentique d’une île canarienne. Cette année il se fait une joie d’y revenir surtout que son copain Kala nag (www.kalanag.blogdevoyage.com) est là pour l’accueillir. Un an plus tard, les deux bateaux jaunes se retrouvent, quelle émotion ! L’équipe pose le pied à terre pour une balade. Paysages volcaniques et désertiques s’entremêlent. Depuis les sommets les panoramas sont à vous couper le souffle, et quand les lumières chaleureuses de fin de journée s’y ajoutent, l’endroit devient encore plus merveilleux.
Les Canaries sont entourées d’une mer qui regorge de poissons. En descendant de Madère – Porto Santo nous avons pêché nos trois plus grosses dorades coryphènes, incroyable ! Une partie de cette pêche sportive est mise en conserve, pourquoi ? Parce que à Graciosa nous suivons le rythme local ! Miguel est un graciosero surprenant ; c’est comme s’il parlait le langage de la mer. Il connaît tous les recoins de son île, et ne manque pas de nous faire partager ses secrets. Le matin c’est le crabe qu’il faut aller chercher sur Lanzarote, il servira à appâter pour la pêche à la canne de l’après-midi. Avant le coucher du soleil le barbecue est allumé. Pendant que certain profitent d’une mer à 24 degrés, Marti fait dorer poissons et poulpes au milieu des pierres volcaniques. La pêche du jour nous nourrira encore demain…notre cure d’oméga 3 ne fait que commencer.
Et oui, monter a bord de l'open 50 a coque jaune ce n'est pas seulement faire du bateau !
Akela vient de dire au revoir à ses derniers équipiers, et avant d’accueillir les prochains il va s’attarder un peu sur la Graciosa… Ici Akela se sent comme chez lui, et avec l’aide des copains il va se refaire une beauté. Un petit découpage de la coque avant de reprendre la mer, et Akela sera comme neuf pour prendre le 26 novembre le départ de la transat en course avec l’ARC !
04 novembre 2006
Porto, Lisbonne, Porto Santo...
Les navigations se suivent et ne se resemblent pas.
Cette année les conditions musclées le long de la côte portugaise nous ont poussé à découvrir de nouvelles escales. Porto en particulier, cité majestueuse. Lisbonne aura été festif. Et la tour de Belem aura vu de nouveau passer une coque jaune qui s'est éloignée vers le sud, avec une météo enfin estivale. La pétole et enfin les premiers bains de mer. A que c'est bon! Deux dorades coriphènes nous accompagnent toute la journée au raz du tableau arrière du bateau. Bleues, vertes, rouges dorrées, elles sont à elles seules un spectacte de couleurs. Mais bon, avec du citron c'est pas mal non plus... Les calamares eux se "sucident" sur notre jupe arrière et finissent à l'huile d'olive et à l'ail... Dans les couleurs du soir les volcans de Porto Santo font leur apparition. Petite visite avant de reprendre la route vers Graciosa aux Canaries. Akela est impatient de retrouver son copain Kala Nag!
25 octobre 2006
Le voilier Akela a soif de milles
Apres s'être refait une beauté sur le quai de la cité corsaire de Roscoff, Akela est mieux préparé que jamais. Et oui, l'open 50 voyageur quitte de nouveau la Bretagne, sa terre natale pour sept mois de navigations lointaines. Avec différents équipages, Akela avide de rencontres part à la découverte de paysages et de cultures.
Navigation lointaine, top départ :
Une odeur de café chaud se répand dans le bateau...à Brest, en ce dimanche 15 octobre notre petit déjeuner est accompagné d'un doux rayon de soleil. C'est Bernard le sudiste du bord qui nous apporte de sa chaleur ! Hum, Gaëlle, arrive croissants à la main et sourire aux lèvres. Elle vient compléter l'équipage : sept candidats à l'aventure pour cette première étape, Brest - Lisbonne. C’est donc dans le port du Moulin Blanc de cette métropole océane que les premiers partants font la connaissance du monocoque vagabond : Akela. Le temps de s'approvisionner et de s´installer confortablement, et voilà que les amarres sont larguées pour quelques jours de navigation. C´est un départ magistral de la rade de Brest que nous effectuons. Sous un soleil chaleureux l´équipage s'affaire à la manœuvre. On hisse les voiles et dans la foulée, un vent favorable nous permet d’envoyer le spi. Que demander de plus pour se mettre en jambe ? Les 130 m² de toile rouge font glisser le bateau tranquillement à 12 noeuds jusque la sortie du goulet. Au passage devant les tas de pois, lunettes de soleil sur le bout du nez, nous contemplons ce paysage déroutant tout en appréciant la douceur d'une salade estivale... mais attention la traversée du Golfe de Gascogne est à venir, et chacun en connaît le mythe !
Un vent d’est-sud-est pour passer Sein, une mer qui se forme, et l'équipage s'équipe : vestes de quarts et pantalons cirés, confort incontournable pour rester sec et bien au chaud ! Le phare du Chat et la pointe du Raz disparaissent petit a petit de notre champ de vision ... ça y est la fameuse descente est amorcée, et pour certains la première nuit en mer est imminente !
Comme prévu par la météo, ce n’est pas au portant que nous allons dévaler le Golfe de Gascogne. Cependant le sillage, qui de nuit devient étoilé par le plancton en mouvement, laisse deviner la vitesse d´Akela. Dauphins et fous de bassan font partie du spectacle. Nous avons même eu la visite sympathique d'un petit rouge gorge qui s'est pris d'affection pour Stéphane. Les thons, eux, nous accompagnent longtemps jusque dans nos assiettes !
Hola Galicia !
Une nuit, deux nuits, à la troisième un halo nous apparaît : Viva España ! L'escale galicienne est comme toujours au programme, et cette année c'est dans le port de "A Coruña" que l'on s'arrête manger des tapas. Le choix du chef de bord Yann de Kerdrel a été favorisé par l'annonce d'un fort coup de vent dans le secteur. On tire donc des bords afin d'aller s'abriter. Comme l'avait souhaité Hercule tout en l'érigeant, les lueurs de sa célèbre tour nous guident pour entrer dans la ria. Puis c'est Thierry qui prend le relais. L'oeil attentif sur la carte marine, le mousse repère l'alignement à suivre pour pénétrer dans la marina galicienne.
Au matin, c'est sous un crachin breton (tiens dont, l'aurait-on embarqué avec nous celui-là ?) que nous découvrons la fameuse "cité de cristal". La série d'immeubles à galeries de La Corogne s'étend devant nous. L'envie de se faufiler au travers des ruelles ne se fait pas attendre... Son architecture, son passé maritime, son tramway d'antan, et bien sûr son rythme espagnol, l'équipage est conquis par cette escale au goût hispano-celtique. Et pas de doute, nous avons trouvé notre Maria Pita à nous. Non il ne s'agit pas de la femme emblématique de la ville (célèbre pour sa bravoure face aux anglais au XVI siècle), mais de la "dueña" du bar a tapas. Son accueil est l'un de ses secrets qu'elle laisse transparaître dans la préparation du poulpe à la Gallega (spécialité locale épicée au paprika)...
Le vent de force 9 est passé, le baromètre remonte, une fenêtre météo s’ouvre…on hisse les voiles direction le cap Finisterre où les pèlerins de Saint Jacques de Compostelle viennent y jeter leurs chaussures... On tricote (on tire des bords) pour gagner du terrain dans le Sud, mais cette année, Eole a décidé de nous faire visiter la côte ouest de la péninsule ibérique. Les coups de vent se succèdent et sont synonymes d’escales. « C’est la dépression qui donne le ton, et finalement le saut de puce ça a du bon » affirme l’équipage ravi de voir du pays : culture, randonnée, échanges « multi-langues » toujours aussi enrichissants, à chaque arrêt son originalité ! Au hasard des rencontres et des ruelles, les spécialités culinaires ravissent nos papilles. L’Espagne, son ambiance et sa vie nocturne, la Galice, son accueil et ses paysages verdoyants… Le temps de faire un grand « Adios » à Stéphane et Bernard qui regagnent en France, et le reste de l’équipe quitte la baie de Vigo deux ris dans la grand voile et trinquette arrisée…Akela est un bateau conçu pour affronter les mers du sud, on aime s’en souvenir ! Une nav’ musclée accompagnée par le soleil et les dauphins, et l’open 50 rallie les côtes portugaises… Porto, ça vaut le détour non ? C’est donc dans la marina de Leixoes que l’on décide de venir amarrer la coque jaune. Une arrivée de nuit avec petits surfs à 13 noeuds sous un air de fado (musique traditionnelle portugaise). Les matelots sont contents de hisser le drapeau portugais, acte de courtoisie et symbole d’une entrée en terres nouvelles…
Bom dia Portugal !
L’immersion dans le pays du bacalao (la morue) commence donc dans cette ville classée patrimoine de l’Unesco. C’est ici que l’on accueil un nouvel équipier, Yann (et de deux !). La troupe fait plus ample connaissance en arpentant les rues, les yeux subjugués par les incroyables façades colorées. La richesse architecturale et l’incontournable visite des caves de Porto laisse ses déambulateurs séduis.
Une digue protège le bateau de cette forte houle venue du sud. D’autres petits voiliers sont venus se mettre à l’abris, il y a déjà plus d’une semaine qu’ils attendent une accalmie. Ce matin le vent souffle toujours à plus de 30 nœuds, mais ce soir une nouvelle fenêtre météo s’ouvre : cap au sud pour Akela et son équipage …
08 septembre 2006
Groix, Sein, Batz...
Houat, Groix, Sein, Batz, avec Fanny, Marie, Elisabeth, Jesus, puis Alex et Gwendal. Début septembre, c'est le bon moment : Couleurs dorées, hordes de touristes repartis. Quand le rideau de brouillard se lève et laisse voir ce pays.
20 août 2006
Un été de balades...
Roscoff, Ouessant, Sein, les Glénan, Belle-Ile, Houat ont vu passer Akela au début de l'été. Et pas une image de ces escales magnifiques. Accident d'appareil. Pas d'images non plus de toutes ces sorties au départ de la Trinité-Sur-Mer vers Hoëdic, Houat ou Belle-Ile, au cours desquelles nombreux ont mis les pieds pour la première fois sur un voilier. Et oui, vous avez été nombreux à embarquer pour une de ces balades, et déjà beaucoup à récidiver... Ca fait plaisir ! Donc, si vous avez qques bonnes photos, n'hésitez pas à me les envoyer, je les metterai sur le blog!
Yann
Déjà quelques images de l'enterrement de vie de jeune garçon de Guillaume. L'équipe armée de guitares, d'une sacrée dose de bonne humeur, d'humour et d'énergie, à fait danser les "Rillettes" et tout le resto de chez "Jaouen". Bonheur. Merci encore!
23 juin 2006
Tresco Trophée
Allez, on y va?
A peine débarqué de transat, c'est repartit pour un tour! Le chantier de printemps attendra juin, Akela part pour Guernesey avec le Tresco Trophée. 110 bateaux sur la ligne de départ: du grand spectacle!
Bon surfs, bon crachin breton, bon crabe à la mayonnaise, avec une sacrée équipe!!!
13 mai 2006
La boucle est bouclée...

L
La boucle est bouclée!
Le phare du Stiff, sur Ouessant apparait dans une petite brume et... un crachin breton. Au moins on sait où on est... ça fait quelque chose tout de même de rentrer au pays. Passé la pointe Saint Mathieu, nous coupons la route que nous avons prise il y a sept mois en direction de Lisbonne.
Les visages des personnes rencontrés depuis lors défilent dans ma mémoire. Tant de rencontres passionantes, tant d'amis qui poursuivent leurs chemins, quelque part vers la Casamance, le Brésil, le Vénézuela, le Pacifique, ou retournés à leur vie familiale en France. Toutes ces rencontres ont fait la richesse de ce voyage, lui ont donné sa substence. Merci à tous...
Akela amaré au ponton du Moulin Blanc vient aider les ajoncs à mettre du jaune dans le paysage. Il est en pleine forme après 10 000 milles parcourus et fait plaisir à voir.
Partis de Horta après avoir fait le traditionnel dessin sur le quai, nous faisons route sur Sao Miguel. Là, nous "arrachons" Clément, à son île d'adoption. Il ne voulait pas rentrer trop vite en France. La transition douce : 7 jours de voyage à bord d'Akela. Il faut dire que les Açores, c'est un autre rythme!
Le rythme de mer reprend donc pour l'équipage. D'abord dans du petit temps, au près. 5 baleines bleues de la taille du bateau viennent nous accompagner une heure durant, passant à une vingtaine de mètres de nous... Ouf!, c'est boooo ! Thomas dans le mât filme, et les autres jubillent. Le vent se lève et nous fillons 12 noeuds vers la Bretagne. Mais l'enrouleur de génois nous fait des misères. Le spi monte donc, et Akela glisse à merveille. Une fois le spi éclaté - Et oui, on l'a peut-être gardé un peu longtemps, mais ça marchait tellement bien...- Nous réparons l'enrouleur "mieux que neuf", et poursuivons génois tangonné. L'eau s'est bien refroidie, les polaires, bonnets et gants sont de sortie. Mais quel plaisir que de retrouver cet air vif et piquant! Une fois le quart terminé et une bonne soupe chaude avalée, quel plaisir de retrouver le sac de couchage et le bouquin en cours. Beau morceau de route avec Anna, Thomas, Eric, Bertrand, Clément et Akela. Encore merci! Yann
27 avril 2006
Vers les Açores...
Les lumières de l’ile de Faïal se détachent maintenant clairement.
Il est 23 heure TU. , trois dauphins nous suivent depuis une heure et dessinent des courbes lumineuses dans l’eau étincelante de plancton. Dans une heure nous ferons escale au port de Horta après 14 jours de mer. A nous donc les Açores, archipel perdu au milieu de l’atlantique, volcans fertiles et paysages grandioses !
Partis de Saint Martin le 11 Avril, l’équipage à vite été mis dans le bain : Trois jours de près sous la pluie… L’atlantique nord, ça promet !
Mais il faut varier les plaisirs, et le ciel fini par se dégager. Soleil, mer d’huile pendant 48 heures. L’été revient donc ? Bain avec 5000 mètres d’eau en dessous, lessive, parties de taro, discussions et apéros à la lumière de la lampe à pétrole. Nous sommes arrêtés par 25 ° nord et 53° ouest, les voiles sont affalées, en attendant un soufle, nous profitons de l’instant…
Puis les vents reviennent par le sud, le spi monte et Akela renoue avec les belles glissades. Le speedo ne passe plus sous les 10 nœuds six jours durant. Le rythme du large s’est installé. Quarts à la barre, lecture, fabrication du pain, sieste, cuisine, pêche. Moments privilégiés, loin du monde. Se matin, une baleine est venue nous saluer, ce soir ce sont les dauphins, nous ne sommes jamais vraiment seuls ici.
11 avril 2006
Direction les Açores!
Petite remontée des Antilles, de Martinique à Saint Martin, le temps pour l'équipage de s'amariner avant le grand départ. Accompagné de la Dominique jusqu'à Saint Barth par une miriade de baleines, sautant à qui mieux mieux, nous glissons vers le nord. Eric et Thomas nous rejoignent à Saint Martin. Une journée de navigation vers Angilla permet à l'équipage de prendre le bateau en main. L'éscale à Sandy Islande et plongée dans les poissons multicolores est incoutournable. Donc nous prennons la mer d'ici une heure, bateau fin prêt, bien emplis de fruits et légumes. Direction les Açores. D'ici là, l'horizon nous attend pour une quinzaine de jours.
A bientôt, et bon vent à tous!
Yann























































































