AKELA Croisières

Suivez les navigations d'Akela, voilier de course autour du monde de 50 pieds, aujourd'hui déstiné à faire découvrir la voile à vous et moi. Simples sorties à la voile, croisières hauturières ou stages de voile intensifs, il y en a pour tous les goûts.

11 novembre 2007

La Graciosa, p'tit bout de paradis

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Nous  retrouvons la Gaciosa avec toujours autant de bonheur. Petite ile perché au nord de Lanzarote, à l’abri des flux touristiques, elle à conservée tout son charme.

Après un bord de largue de 250 milles depuis Essaouira à plus de 10 nœuds de moyenne, le repos de cet endroit est le bienvenu.

On y retrouve les amis, Marti et llaïsa rencontré l’année dernière, Miguel pêcheur professionnel qui nous emmène à la pêche au baracouda. On y retrouve les amis des escales précédentes, Blandine et stef de la Belle Verte, Patrick, venu du Main aux Etats Unis sur son côtre aurique de 7 mètres, en solo, et les nouveaux… Coup de main échangé pour les bricoles, randonnées à la découverte de ce bout de terre, repas autour de la table d’Akela, Julie sort son accordéon, Jo prend la guitare, et patrick pousse sa chansonnette à capela… La magie opère.

Titi, Xabi, Clo et Brigitte nous quittent en ce lieu, nous filons vers las Palmas pour récupérer le nouvel équipage et faire route sur le Cap Vert, avec peut-être une escale sur l’île de Hierro. A bientôt !

Yann

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29 octobre 2007

Escale marocaine

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Lisbone - La Graciosa, par Xavier (Prononcer "chabi")

Départ de Lisbonne, direction encore inconnue, mais cap au sud…
Nous partons cette fois-ci de nuit, pétole, moteur, froid. On se dit que « ben il pourrait pleuvoir, c’est pas si pire »… Alors il se met à pleuvoir …

Petite anecdote : Comme à chaque départ ou arrivée, Yann laisse la barre et la direction de la manœuvre à qui veut. Cette fois c’est Thierry qui s’y colle, et il nous l’a faite grandiose !

Yann (sérieux) : « Bon alors Thierry, comment tu vois la manœuvre, explique à tes équipiers ce qui tu comptes faire et qui doit faire quoi… »

Thierry (sérieux aussi…) : « Ben on largue tout et on s’casse !!! »
Grand moment…

Quart du matin, le meilleur, celui de 6h à 8h, avec lever de soleil, seul à la barre, dans le silence du large et de l’équipage qui sommeille. Un bonheur difficilement explicable. Se retrouver ainsi, seul, à la barre, avancer à plus de 10 nœuds avec pour seul compagnon sonore le bruit de l’eau et du vent, passer des étoiles à la lueur naissante du jour se levant, puis de se laisser aller quelques minutes à mettre le pilote, se préparer un petit café, juste avant que l’astre pointe le bout de son nez, et s’installer confortablement, emmitouflé dans sa veste de quart, à regarder ce petit disque rouge là bas tout au loin sur l’horizon… Ouais… C’est ça…

Escale technique à Lagos, au sud du Portugal, doublant le cap le plus à l’ouest  de l’Europe, au coucher du soleil et par bon vent : Sao Vincente.
Alors Lagos, n’y allez pas, c’est nul ! Genre « St Tropez – Cannes – Juan les Pins »… Aucun interêt, c’est un peu la Dordogne et le Lot du Portugal : il n’y a plus que des anglais là bas. (et même pas un pub ! le comble !). Alors on s’casse et direction Essaouira.
Traversée rapide, très rapide, grand largue et 25 nœuds de vent, on marche fort, 13 nœuds assez fréquemment, des points à 15-16, et un seul empannage pour finalement arriver en fin de journée à Essaouira, doux bordel du Maroc, où nous nous retrouvons à couple de « La Belle Verte », des amis de Yann et de Joseph !
Essaouira… pas facile à raconter… un sacré dépaysement, un changement de monde, de planète, de gens, de tout. Plus de repères, le désapprentissage reprend. Le port, les odeurs,les sons, du bronx jour et nuit, un groupe électrogène qui fait un teuf teuf teuf de puta madre, des pontons qui glissent, une eau dans laquelle je n’oserai meme pas tremper le doigt, bref : le bordel… et c’est BON ! Ça vit ! Ça n’arrete jamais, ça vend, ça achète, ça brasse, ça troque. Epices en tout genre, fringues aussi jolies qu’inutiles, menthe fraîche pour le thé à bord, et bien évidemment le fameux jeu du marchandage ! Trop drôle !

Départ au petit matin pour les 240 milles qui nous séparent des Canaries, Isla Graciosa pour être précis, la plus au nord de l’archipel.
Traversée de tous les records ! 30 nœuds de vent, rafales à 35, record de vitesse battu de quelques dixièmes de nœuds par Thierry, notre « pilote automatique » du bord (18 nœuds au surf sur une enorme vague, pendant 10 bonnes secondes ! grisant !), et 10 nœuds de moyenne sur la totalité du parcours.

Terre. Et quelle terre... paradisiaque. Pas de voitures ou presque, pas de routes, une ile de 27 km2, deux villages d’à peine 500 habitants, quelques maisons toutes blanches aux volets bleus et verts, et c’est tout ! Et c’est bien suffisant. Bon d’accord Yann, t’aurais pu prendre les boules et le cochonnet, vu qu’on avait le Ricard et la plage, mais bon, pardonné…

Alors puisqu’on est bien, qu’on est contents et que l’eau est à 26°C, ben on va rester quelques jours hein ?!

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16 octobre 2007

Départ sous le soleil, direction...le soleil !

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Akela’llure cet esquif… Premier contact avec ce canari géant uni-ailiste, posé là, sur sa marre brumeuse. C’est drôle comme la couleur peut donner vie à une masse inerte, qui ne donne qu’une envie : prendre le large. « Salut, bienvenue, on va poser les sacs à bord et on va croquer ça vous dit ? »
Voilà, ça commence souvent comme ça, un sourire, un échange, un p’tit verre, une boustifaille. Une main tendue, et pas seulement pour t’aider à enjamber la filière, non, une main tendu vers l’inconnu que tu es venu vivre, une main sympathique. « Salut Yann ! ».
Pas facile de résumer ces quelques jours de navigation, d’apprentissage du navire, de l’Autre, de Soi, de désapprentissage de la vie terrestre. Une semaine déjà que nous avons quitté Morlaix.
Escale à Brest où nous ont rejoint Brigitte, Yannick, Thierry, et Joseph. Nous voici 8 à bord, avec Christophe, Yann, Clo et moi.
Direction le large. Cap au chaud. Route sud. Droit devant.
Golfe de Gascogne au près serré, deux jours pour atteindre un point que nous ne visions pas, caprices de la météo oblige. Mais peu importe, la cuisine ne gîte jamais, elle. Alors on se réchauffe comme il se doit : une bonite fraîchement pêchée, marinée sitôt engloutie, un essai de thon à la thaïlandaise, durement suivie par un bœuf bourguignon, délicatement apaisée par une poêlée de légumes et savamment occluse par un pain à la farine de blé noir du plus grand effet !
Première escale hispanophone à Ribadeo, porte d’entrée de la Galice. Histoire d’attendre le vent qui nous mènera au Cap Finisterre, au portant si possible… Petite virée en ville, retour au castellano, petite bouffe locale (sublime le pulpo al ajillo !), et qq coups avec Yann, Jo et Christophe au bistrot du coin, dont le patron nous paiera sa tournée d’alcool local (liqueur de café et aguardiente… ) Cointreau n’en faut… Et Christophe de nous faire la descente de la rue pavée du port en glissade de plus de 5 mètres sur ses chaussures Salomon ! Ça laisse des traces les « chasseurs d’lapin » on dirait…
Départ le lendemain pour être à Lisbonne à temps pour le départ de Yannick, qui doit prendre son avion dimanche… Alors on lance le pari du « Kankonarrive » et évidemment, y’a baleine sous gravillon : on déchire le haut de la GV sur un bon mètre, voile coupée en deux, c’est l’avarie, il faut s’arrêter pour réparer. Du coup tout le monde a perdu son pari et Yannick doit nous quitter précipitamment à Bayona. En passant, record de vitesse à battre : 17,7 nœuds sous GV et Génois, au grand largue avec 27 nœuds de vent, sur un long surf le long des cotes de Galice ! Grisant ! (Photo à l’appui, le pied !). Bref, Bayona, ville médiévale, ruelles où tout parait penché (on n’est pas trop dépaysés du coup..) et où il semble faire vraiment bon vivre. Cap au sud, et 300 milles de portant jusqu’à Lisbonne : une promenade. Sous grand spi, on marche entre 8 et 12 nœuds, et puisque la mer est calme, on en profite pour se faire une nuit sous spi, allez ! Tout le monde se bat presque pour barrer ! Allez, qu’à cela ne tienne, c’est open-barre aujourd’hui !

Arrivée au petit matin sur Lisbonne, le soleil rougeoyant apparaît à l’horizon et nous guide jusqu’à la marina d’Alcantara. Superbes lumières, la tour de Belém, le pont qui enjambe le Tage, le port de commerce, tout est magnifiquement éclairé. A peine partis depuis 10 jours…et si loin de tout déjà… Beaucoup appris aussi : manœuvres dirigées par notre chef d’orchestre de skipper, avec calme, pédagogie, méthode et efficacité. Bon certes on est loin d’avoir le bateau en main mais on a déjà une bonne approche des différentes possibilités qu’il offre. Empannage sous spi asymétrique, sous spi symétrique avec écoutes en double, technique subtile de barre au portant, prise en main du radar, de la navigation informatisée (vivement le sextant…), de la sécurité à bord (tout le monde sous harnais la nuit ), de la VHF et de la BLU, délicat exercice de l’apéro au près serré, cuisine à toutes les allures et à toutes les sauces, et pêche bien évidemment !

Bref : Heureux ! Allez… Akela’tout d’suite !


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17 Octobre - Ribadeo
Niché entre les Asturies et la Galice, Ribadeo et sa ria bien protégée nous accueille au matin, après un levé de soleil flamboyant. Nous partons goûter au poulpe à la galicienne... A plus tard!

16 octobre - 45°69'N 06°55'W
Ici on bouffe du près, vent en plein dans la face! Mah le départ a été booo, belle mer, dauphins
partout, thon germon au bout de la ligne..cuisiné par xavier Hummmmmm!!!
On file vers la Galice.

Port du Moulin Blanc - Brest
Il y avait du monde sur le quai pour saluer le nouvel équipage de l'Akela... Le bateau jaune repars en "balade" autour de l'Atlantique : Galice, Portugal, Canaries, Cap-Vert - et entre les deux, Maroc ou Madère ?? - les Alizés continueront à le faire glisser jusqu'aux Antilles, où tout un programme de découvertes et formations l'attend.
Mais au Carnaval de Trinidad nous n'y sommes pas encore, alors commençons donc par nous plonger dans les premiers récits de cette nouvelle aventure ...

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02 septembre 2007

Fin d'été, les îles...

blog3blog2blog4blog8blog5blog9blog7Beniguet, Ster Vraz, Port Saint Nicolas, l'île du Loch, Sainte Marine, île de Sein, Camaret, Ouessant, avec Michel, Christian, Anne Gwen, Amori, Edouard, et pti't Louis qui va vous raconter...

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02 août 2007

La Casamance en 2008!

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Si Akela emène ses équipiers vers de nombreuses destinations qui sont devenues pour nous des passages incontournables, nous partons aussi, chaque année à la découverte de nouveaux pays. L'Islande fut l'heureuse découverte du printemps, et pas des moindres!

Entre les Canaries et le Cap Vert, une escale pas comme les autres nous fait de l'oeil : Le fleuve Casamance, bordé de baobabs et palétuviers. Au coeur de l'Afrique, à l'abris des cicuits touristiques, les bras de la rivière nous mènent vers des villages où l'accueil est resté simple. Sur place, nos amis Emma et Loic, à bord du Kala Nag, habitués des lieux, seront nos guides. Retrouvez leurs voyages et images de Casamance sur http://kalanag.blogs-de-voyage.fr

Un beau projet, pour ceux qui veulent venir vivre une aventure hors du commun.
Prévu pour novembre 2008

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01 juillet 2007

Et Akela nous mena en Islande...

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Arrivée à Morlaix ce matin. C’est beau la baie de Morlaix entre les grains…

Nous venons de vivre un voyage extraordinaire, hors du commun. Beaucoup de commentaires aux articles et images sur le blog. Beaucoup d'envieux et vous avez raison. Mais il faut aussi savoir qu'une aventure comme celle-ci n'est pas anodine, et que parfois c'est pas tout rose...

Nous étions donc à Rockall, entre l’Islande et l’Irlande, au près, 3 ris dans la grand voile, 1 ris dans la trinquette, grosse mer croisée. Autant dire que ça soufflait et qu’on se faisait ballotter. Deux qui vomissent leur quatre heures et leur midi aussi, un troisième qui regarde son bol de pâte pas très convaincu. Une douleur aiguë dans le dos, et la grand voile qui se découd sur 20 cm. On respire, on affale, on recoud, on renvoi, un aspirine, un mercalme…

On le raconte moins ce genre de truc, mais ça fait partit du voyage. Il faut aussi le savoir.

Après ça s’est calmé, et une fois passé le sud ouest de l’Irlande on a déboulé en grands surfs jusqu’à Morlaix, sous le soleil. Et c’est finalement toujours ça dont on se souvient…

Ce fut un voyage vraiment extraordinaire. Le plus grandiose que j’ai connu.

Grâce à l’Islande et son immensité, au programme établi par Thomas, au bonus surprise de la banquise, à la météo exceptionnelle, à Akela notre fidèle monture, aux équipiers qui ont toujours su prendre le bon côté des choses.

En tout cas, amis équipiers, digérez bien tout ça, ce que nous avons vécu est hors catégorie !

Yann

Ps : Le récit est venu compléter les images de l'article précédent. (suivant sur le blog)

Ps : Bienvenu à toi Ismaël petit homard sur la planète mer ! Elle est grande, elle est belle, on ne se lasse pas de la découvrir ! Tu verras, hors du casier, c’est l’pied !

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23 juin 2007

ICE IN VIEW

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Les Fjordes du nord, Le cap Horn, le cercle polaire artique, la banquise groenlandaise, Flatey...Y'a pas de mots... Ca viendra peut être plus tard...Merci mil fois à Jannouch (oulàlà ça doit pas s'écrire comme ça!) et Joëlle de Vagabon pour vos précieux conseils, on serrait passé à côté de ça...Et en route pour les îles Vestmannes!

... Après une éscale à Isafjordur, une des villes les plus importante du nord ouest ( 3000 habitants) avec un arrêt obligé aux thermes, puis la visite de fjordes environnants, nous mettons les voile pour le cap Horn(non non, pas celui du sud). Donc route au nord, dans la lumière de la nuit. Le soleil joue un interminable coucher de soleil, ces rayons jouant avec les montagnes enneigées. Cap après cap, ceux sont autant de tableaux qui défilent devant nos yeux. Je ne peu me résoudre à aller dormir. La brise s’est bien levée, et nous déboulons à 12 nœuds droit vers le cap Horn, ou l’on devrait avoir un mouillage abrité. Du moins, on l’espère. Le vent est brusquement stoppé par les falaises, et nous rentrons dans une baie incroyablement paisible et belle à hurler! L’ancre touche le fond de laminaires alaria  par 5 mètres d’eau. Nous fêtons cette arrivée extraordinaire avec foie gras et vin rouge. Au petit déj : un délice !

La plaine est verte vif, les montagnes enneigées nous surplombent, cinq énormes cascades dévalent leur flan… Saisissant. Sans plus attendre, nous débarquons et partons marcher dans ce paysage fantasmagorique. Nous croisons des signes chanteurs de la taille d’un homme, observons un renard arctique endémique, escaladons les cascades et nous délectons des mils couleurs. Au loin, deux randonneurs traversant un désert de sable. L’endroit est inaccessible par la route, et qu’il faut trois jours de marche dans des conditions très difficile pour y arriver ! Nous sommes au bout du monde, à 3 mils du cercle arctique polaire, le 21 juin solstice d’été.

Mais l’endroit peut se révéler délicat. Au milieu de l’après midi se lève soudainement un vent catabatique. L’air froid dévale les pentes du glacier et déboule à 50 nœuds dans la baie. L’ancre chasse, le moteur plein régime nous permet tout juste de faire du sur plaçe. Puis le vent tombe, comme il était venu, laissant place à cet ambiance de paradis…

A la « nuit », après une bonne pêche de morues, nous mettons les voiles vers le nord ouest. Nous franchissons rapidement la ligne mythique, 66°33,6’ nord. (La tradition sera respectée, et une louche d’eau de mer sera versée sur la tête de tout l’équipage !) Le soleil tourne autour de nous sans jamais se coucher.

Mais le vrai objectif qui nous attirent tous est plus à l’ouest…

Après ces quelques heures de navigation boréale de nuit en plein jour (j’me comprend)vint le point d’orgue d’une matinée qui n’allait pas nous décevoir : Non ça n’était pas des jet de baleines ni des vapeur de sources chaudes, mais bien des blocs de glace, appelé communément iceberg en Islandais (Oui, on est devenu bilingue). Et c’est partit pour une matinée magique à voguer le long de la banquise et des icebergs dérivants, sculpté par le vent et l’eau et projetant sous un soleil éclatant des palettes de bleu-vert introuvables ailleurs. Il ne nous manquait plus qu’une petite baleine plaisante-t-on. Et c’est chose faite avec l’arrivée de la cousine de Moby-Dick, sur une mer d’huile à l’abris d’une pointe de glace. Un cachalot fonce sur  nous, et sort entièrement son énorme queue pour sonder dans les abîmes marins, à quelques longeurs d’Akela. Après une récolte de micro algues au filet dans cette eau à 5 degrés, nous hissons le spi et faisons route sur l’île de Flatey à 150 mils dans le sud…

Tudieu ! J’en prendrais bien encore un morceau de journée comme celle-là !

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20 juin 2007

En route pour les fjords

P6190103P6190141P6190164P6200195P6190557Photo_081Photo_138Photo_145Photo_148Photo_155 20 juin.1h30 du matin. Le soleil se lève. Il s’est couché il y a un quart d’heure. Nous approchons de Isafjordur au nord de la « pince du crabe » Nous sommes à 30 milles du cercle arctique polaire et de la banquise, le « pack » est à 30 milles dans notre nord ouest… Sur tribord, des falaises de 600 mètres aux sommets enneigés nous regardent glisser à 7 noeuds sur une mer paisible.

Il faut dire que les conditions sont bien calmes depuis notre départ de Reykjavik. Ce matin nous contournions le Snaefell, le volcan par lequel le héros de Jules Verne pénétra au centre de la terre (Voyage au centre de la terre). La lumière jouait en effets et reflets entre le glacier, les coulées de lave et les brumes matinales…

A la vue de la première falaise de la pince du crabe, nous n’avons pu nous empêcher de nous en approcher au milieu d’une foule de pingouins, guillemots et macareux. Thomas et  Thibault sont partis en annexe enregistrer les oiseaux. Pendant ce temps, à bord d’Akela, le filet à planctons était de sortie pour une première moisson*. Avant de partir, nous n’avons pas oublié de faire nos courses : la ligne est mise à l’eau et aussitôt trois morues (cabillaud) sont remontées. Une deuxième fois et trois nouvelles prises. Tout va bien, on a notre repas du soir…

Commence alors le spectacle du défilé des fjords : Patreksfjordur, Arnarfjordur, Dyrafjordur, Onundarfjordur, oulàlà les nom barbares, en tout cas c’est énorme. Jamais vu si beau, si grand…

Une petite mission au sein de ce voyage est de récolter des micro-algues (phytoplancton), et plus particulièrement des diatomées. Au fond d’un petit filet en toile, en forme d’entonnoir que nous traînons pendant une dizaine de minute derrière le bateau à vitesse réduite, nous récupérons une eau où nous apercevons déjà de la vie. Conservées dans un flacon et fixées à l’aide d’une goutte d’acide acétique, elles seront observées et étudiées, à notre retour à Roscoff par les chercheurs du CNRS à la Station biologique.

Ces diatomées ont entre autres la particularité de capter le carbone de l’atmosphère pour se confectionner une coquille de silice. Quand l’algue meurt, cette silice coule et le calcium absorbé retourne à l’état de minéral. Les diatomées des eaux froides ont la particularité d’être particulièrement grosses et nombreuses. L’intérêt de les connaître est bien sûr directement lié aux évolutions du climat actuel puisqu’elles agissent comme de véritables éponges à  CO2 (un des principaux gaz à effet de serre).

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18 juin 2007

Ici commence l'Ice-lande

010203040506070809156 heures après notre départ, nous débarquons sur le quai de Reykjavik. 1 heure du matin, il fait nuit claire. En fait elle ne tombe plus depuis un bon moment. Une belle navigation nous a conduit jusqu’ici, accompagné de pétrels et pingouins torda, de brumes et de beaux éclairages, entrecoupée de discussions vhf avec les chalutiers espagnols, étonnés de voir un voilier sortir de nul part, dans ces eaux fréquentées que par ceux qui en sont obligés.

Et l’île des glaces est apparue derrière l’horizon. De grands jets de fumées blanches – que nous avons d’abord pris pour des baleines en fête – jaillissent  de toute la pointe Sud Est rappellent qu’ici le volcan est le roi.

Premier voilier de la saison à arriver en Islande Akela a depuis été rejoint par Vagabond, dont l’équipage habitué du grand nord nous fait partager ses clefs et secrets. Eux continuent vers le Groenland, nous filons vers les fjords du nord, ils nous laissent quelques rêves de banquise dans la tête : En effet elle flirt avec la pointe nord, et à les entendre…

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21 mai 2007

En route vers l'Islande

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Mercredi 13 juin : Aux portes de l'Islande
Minuit : Akela arrive dans la capitale islandaise. Reykjavik va se faire arpenter par des marins aventuriers...

Lundi 11 juin : En juin, couvre toi bien!
57°55'Nord, 016°26'Ouest, à 400 milles de l'arrivée
La température est tombée (10°), en même temps que le brouillard. Nous naviguons depuis hier dans cette ambiance étrange voire hallucinante. La nuit dernière - qui ne tombe plus vraiment complètement - les hommes de quart ont bien affirmé avoir vu quelques navires vikings...
La pêche a été fructueuse au passage de l'Irlande. En filets, en terrine, à toutes les sauces, un régime plein d'Oméga3 qui maintient un moral d'acier à notre équipage de compétition.
Devant nous apparaissent toujours de nouvelles merveilles qui s'effacent dans notre sillage. Derrière cette petite brume, avons nous rêvé?

Vendredi 8 juin : Devant le mythique phare du Fastnet
Sous spi et sous le soleil, Akela salut les terres irlandaises. 30 ans y'a pas plus bel endroit pour fêter ça, Thomas fait pêter le champagne : "Joyeux Anniversaire"
Ce passage le long des côtes Irlandaise, un grand moment aussi. Après le phare du Fastnet nous avons longé les falaises du Kerry. Paysages grandioses, verts profonds derrière un léger voile de brume, falaises découpées au glaive, nuées d'oiseaux de mer, petites mouettes, fous de bassans, macareux.

Mercredi 6 juin : Au milieu des cargos, à 59 milles des Scillys...
Après un dernier café croissant dans le port de Roscoff, nos 6 aventuriers ont mis les voiles, cap sur l'Islande. Matériel d'escalade (des férus de grimpe sont à bord) et scientifique (prélèvements de plancton pour le CNRS) font partie du voyage.
Avec un vent régulier de 15 noeuds, Akela glisse au travers. Nos équipiers entrent dans le rythme de la mer, et pour l'instant sur le pont, on est même pas mouillé!

J-15 avant le départ :
Yann nous accueille à bord d’Akela pour participer ensemble à une aventure vers des mers plus froides que d’habitude, l’atlantique nord, un A/R Islande avec ses fjords, ses falaises qui n’attendent que nos doigts et nos cordes, ses no man’s land nourris de vent, de glaces et de feux. Akela va se fondre dans le décors. Nous nous fossiliserons à l’occasion dans l’horizon, devant, dans et derrière ses panoramas, la bouche ouverte, ivre de contemplation.
En attendant d’appareiller, je bouillonne. Les quelques électrons de matière grise qui vivotent dans ma boîte crânienne s’entrechoquent nerveusement. Ça fait mal de patienter devant un ordinateur. Mon patron voudrait bien que je me rase la tête et la barbe. Mais la tension de mon sourire en dit long sur l’état d’esprit du moment…
Partez naviguer sur Akela ! quoi qu’il advienne, le souvenir en sera un de vos meilleurs. Yann ! I will be back. See you soon !

Thomas

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