17 janvier 2008
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15 janvier 2008
Tou't bom!
04 janvier 2008
Bloavezh mad (ok ok!)

Bloavezh mad, des Grenadines (Bonne année pour les non bretonnant...)
Ici une fin/début d'année glisse : Kite surf au Tobago Cays, à Morpion, Little St Vincent, Sandy Island, Mayro... A la recherche du spot rêvé. Pas l'air mécontants les kiteux!



18 décembre 2007
pos : 14°33' nord 053°11' ouest
Pierre
L’ennui: l’ennemi de marin hauturier .Pour éviter ce scorbut mental, à chacun sa technique : certains n’hésitent pas à sombrer dans de stériles activités genre échecs tarot, lecture…moi j’ai développé une technique pratique, pragmatique: je compte ! Voyez plutôt : Lors de mon dernier quart qui a duré 2h2min et 27 sec j’ai relevé ceci : Le loc est passé de 21762 milles à 21782 milles. Le speedo s’est maintenu entre 9.5 et 11. 3 nœuds. Le bateau a fait 8 surfs à 13 nœuds et 2 à 16 nœuds. J’ai vu :1 oiseau,47 poissons volants ,24 sur bâbord,22 sur tribord et un s’est écrasé sur le pont. Nous avons croisé 53 cumulus dont 48 ont donné des surventes et 4 de la pluie. Nous avons pris 1237 vagues dont 13 déferlantes et 5 ont mouillé le pont. Puis 1 coucher de soleil et ensuite j’ai repéré 1galaxie, 2 nébuleuses,19 étoiles filantes,14 constellations, et 1342 étoiles. J’ai donné 2993 coups de barre à gauche et 3853 coups de barre à droite
et vu 11 458 organismes planctoniques phosphorescents. Enfin il reste 2 pinces à linge sur les filières.
Puissant non ?
Bon là j’ai une migraine mais voyez vous, en bateau, moi je ne m’ennuie jamais !
Dominique
La lune est venue depuis peu accompagner nos quarts nocturnes et donne des teintes argentées à la grande houle qui nous arrive par l’arrière inlassablement comme pour mieux nous pousser vers les Antilles qu’on sent approcher désormais. J’ai (re)découvert les bienfaits de la cocotte, c’est fou ce qu’on peut faire dans cette chose aussi élémentaire: du pain, un far breton même, et dont j’ai grande fierté !
Et tant d’autres choses. De quoi convaincre de renvoyer les ustensiles électro-ménagers au musée de l’inutile à mon retour sur terre. Et entre les quarts et la cambuse, a part la lecture, j’ai du voir à peu près les même choses que Pierre, mais j’ai renoncé à les compter, je développe mon coté zen-contemplatif … sauf quand il y a empannage, mais ça n’est pas tous les jours.
Mine de rien, Akela avale les milles de manière impressionnante, ça nous change de nos voiliers habituels. Allez, à vue de nez, c’est ti’punch aux Antilles dans pas longtemps.
François
J’aurais aimé pouvoir écrire : « Lâchement dépossédé d’un record, qui pourtant m’était dû, par la collusion entre un fier marin breton (double pléonasme selon certains, à bord notamment), un voilier à coque jaune dont on sait d’où qu’il vient et une vague scélérate dont le relèvement montre qu’elle vient elle directement de l’embouchure de l’Odet, je suis contraint d’envisager des moyens radicaux pour reprendre mon dû : Grogue du Cap Vert à forte dose pour améliorer ma réactivité à la barre voire gâteau breton qui leste les bas, mais me permettrait peut être, via un effet dit de Culbuto, de faire plonger Akéla plus vite dans le creux de la vague ».
Ce ne sera pas nécessaire. La vie est fade finalement.
Patrick
Moi, aujourd’hui, j’ai appris un grand secret de la voile – et c’est pas du vent : c’est l’amure qui mène le monde ! Notre maître Ioda de la voile (Obiyann Kenobi) a entrepris, avec une patience proche de l’ infini, de me donner quelques rudiments de voile bien utiles comme l’ empannage et le virement de bord (deux termes que je proscrivais jusqu’ ici pour leur connotation sexuelle), les allures et l’amure, donc. « C’est donc comme ça que ça marche ? », ai-je lancé, mutin. Et là, dans l’ œil roscovite de Yann qui, pourtant, en a vu d’autres, j’ai bien cru déceler comme une lueur de désespoir. Promis, Yann, dès mon retour je m’inscris à un stage de formation d’une semaine pour continuer à dégrossir !
14 décembre 2007
Mi-Transat
14-12-07
pos 16 57N 042 19W route 273, vitesse 10.5 noeuds
Retrouver l'article en commentaire.
Akela a ravitaillé brit air
Armel Le Cléac'h sur Brit Air a filmé son ravitaillement par l'Akela voici l'adresse :
http://www.voile.britair.com/iso_album/britair_ravitaillement.wmv
09 décembre 2007
Akela, Livreur de pétrol pour Brit air...


Anne
H-3.
Avant de se lancer dans la traversée. Après quatre jours sur les îles du
Cap-Vert – Sal-Saõ Nicolau en 80 milles, puis Saõ Nicolau-Saõ Vincente en 40
milles qui nous ont permis de prendre le bateau en main –, nous finissons
l’avitaillement et les dernières réparations. La feuille des quarts est déjà
affichée dans la descente. Reste à savoir qui de Dominique, François, Pierre,
Patrick ou Anne prendra le premier la barre pour les deux premières heures de
nav’, laissant aux quatre autres tout le loisir de se reposer et de vaquer à
leurs occupations (en même temps, on ne vaque jamais très loin…).
Côté
météo, les données sont meilleures qu’en Manche puisque nous aurons du 15 nœuds
de nord-ouest avec une petite houle qui nous bercera pour faire de beaux rêves !
Patrick
Chargé
jusqu’à la gueule – de vivres, d’envies de grand large et… de gas-oil pour un
démâté que nous allons secourir à 400 miles d’ici –, Akela s’ébroue avant de
partir. Ça court du carré au cockpit pour fixer une nouvelle pièce aux safrans,
on s’affaire auprès des dernières courses, une feuille de quart, fraîchement fixée
près de l’échelle, attend des volontaires. Le vent, après nous avoir chahuté il
y a deux jours à force 7, a bien baissé ces derniers jours ; depuis cet
après-midi toutefois, il lance des courtes rafales qu’on sent même à l’abri
dans le port. Eole nous appelle, il doit sentir notre soif d’y aller, de nous
lancer plein Ouest et de le laisser nous porter jusqu’aux Antilles. Bon, allez,
on les largue, ces haussières ?
Pierre
Arrivé
24 heures avant le reste de l’équipage, je fais connaissance avec Christophe et
Jo qui terminent leur deux mois de mer sur Akela, ils connaissent le
bateau par cœur, il n’y a plus qu’à tenter de les imiter. Soirée à Sal
dans un bouiboui local, bière locale, musique locale…dépaysement immédiat et
définitif. Ca y est je ne sais plus quel jour on est ! Récupération du
reste de l’équipe et cap sur Saõ Nicolao :
11 noeuds de moyenne, pointe à près de 18 : je voulais naviguer sur un
bateau rapide, je suis servi ! Rencontre d’autres voileux navigateurs et
arrivée à Saõ Vincente pour l’avitaillement …et pour les réparations, vérif et
autre multitude de « petits » contretemps que Yann (le skipper le
plus cool du monde) gère avec maestria. Avec un peu de bol nous partons ce
soir !
Dominique
Quoi
d’autre ajouter ? Sinon que les rythmes chaloupés des Saudade semblent
vouloir nous retenir au Cap Vert, jusqu’au dernier boulon qui coince pour finir
de réparer cette fichue barre à roue. On
va y arriver, Yann, j’ai hâte de faire sauter le record de Pierre, 17,7 nœuds
de nuit au portant, histoire de faire oublier le mien de record, celui du
meilleur remplissage de cockpit, une belle déferlante par le travers, pas vu
venir ! On est presque partis, l’optimisme ne baisse pas d’un poil.
Francois
Finalement,
ça va être un peu plus long que prévu… Une ultime séance de bricolage à bord
pour préparer au mieux cette traversée qui s’annonce passionnante et ventée va
probablement nous contraindre à passer une soirée supplémentaire à Mindelo,
dans ses bars et ses restaurants aux charmes authentiques…On a connu des
supplices plus rudes.
Yann
Et
non Francois, désolé mais on partira aujourd’hui, comme prévu. Oui à minuit
moins le quart d’accord, mais aujourd’hui comme prévu. Akela ressemble à un
pétrolier avec tous ces bidons sur le pont, mais on devrait les larger d’ici
deux jours. Je crois que Mémel est impatient d’écouter de la Saudade à Mindélo, et je le comprends ! Alors on
perd pas plus de temps et on fait route.
Salut
à tous les équipiers, amis avec qui nous avons partagé cette descente jusqu’au Cap Vert,
et merci à Akela, qui malgré son boulon coincé de ce soir, sur lequel je me
suis énervé, nous permet de vivre toutes ces rencontres, ces moments
extraordinaires…
30 novembre 2007
Cap vert, jaune, ocre, bleu...
Rando à Sao Nicolao, soirée endiablée Mindélo, Yoga sur les plages vierges, mouillage sauvage à Boa Vista, au rythme de la morna...
Roger et Pierre reparte ce soir, nous remontons sur Sal, des images et des instantspleins les yeux...
27 novembre 2007
Canaries-cap vert : la vie est douce sur Akela…
Après avoir embarqué Pierre, Michel et Roger à Las Palmas, Akela met le cap sur Hierro, a l’ouest des canaries qui fut pendant longtemps considéré comme le point le plus a l’ouest du monde connu. Escale d’un soir sur cette île volcanique, le temps de soigner quelques bobos (le pied de Michel, le doigt de Roger), nous repartons le mercredi en début d’après midi vers Sal, à environ 700 miles au Sud ouest.
Si Akela marche à un train de sénateur durant la traversée (la faute à un vent + que faible), les journées sont loin d’être monotones a bord. Entre les cours de navigation astronomique, les relevés au sextant, la fabrication du pain, les baignades dans une eau a 25 °, les affalages et les envois de spi, les longues discussions et les excellents repas au gingembre préparés par Pierrot, il nous reste a peine du temps pour bouquiner .
Nous avons vécu une nav de nuit extraordinaire quand la mer s’est illuminée à 3 heures du matin, éclairée par une masse hallucinante de plancton phosphorescent. Nous voici donc tous sur le pont pour admirer ce spectacle irréel et pousser des grands cris de joie, heureux comme des gamins le matin de noël. Tout ça a duré quasiment 2 heures et on avait vraiment l’impression que la carène d’Akela , le sillage les vagues et même l’horizon étaient éclairés par des spots. Peut être une soirée discothèque entre calamars géants à 3000 mètres sous le bateau ???
Ajoutez a cet inventaire les dauphins qui nous rendent visite, le passage du tropique, les aubes rougeoyantes, quelques poissons volants, les nuits douces et étoilées, vous comprendrez comme la vie est belle a bord. Et maintenant, nous voici impatients de découvrir les îles du Cap Vert et ses habitants.
Ecrit par Josephe
11 novembre 2007
La Graciosa, p'tit bout de paradis
Nous retrouvons la Gaciosa avec toujours autant de bonheur. Petite ile perché au nord de Lanzarote, à l’abri des flux touristiques, elle à conservée tout son charme.
Après un bord de largue de 250 milles depuis Essaouira à plus de 10 nœuds de moyenne, le repos de cet endroit est le bienvenu.
On y retrouve les amis, Marti et llaïsa rencontré l’année dernière, Miguel pêcheur professionnel qui nous emmène à la pêche au baracouda. On y retrouve les amis des escales précédentes, Blandine et stef de la Belle Verte, Patrick, venu du Main aux Etats Unis sur son côtre aurique de 7 mètres, en solo, et les nouveaux… Coup de main échangé pour les bricoles, randonnées à la découverte de ce bout de terre, repas autour de la table d’Akela, Julie sort son accordéon, Jo prend la guitare, et patrick pousse sa chansonnette à capela… La magie opère.
Titi, Xabi, Clo et Brigitte nous quittent en ce lieu, nous filons vers las Palmas pour récupérer le nouvel équipage et faire route sur le Cap Vert, avec peut-être une escale sur l’île de Hierro. A bientôt !
Yann











































