AKELA Croisières

Suivez les navigations d'Akela, voilier de course autour du monde de 50 pieds, aujourd'hui déstiné à faire découvrir la voile à vous et moi. Simples sorties à la voile, croisières hauturières ou stages de voile intensifs, il y en a pour tous les goûts.

30 novembre 2007

Cap vert, jaune, ocre, bleu...

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Rando à Sao Nicolao, soirée endiablée Mindélo, Yoga sur les plages vierges, mouillage sauvage à Boa Vista, au rythme de la morna...

Roger et Pierre reparte ce soir, nous remontons sur Sal, des images et des instantspleins les yeux...

Posté par akelacrosiere à 19:03 - Commentaires [10] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

news

c'est de la balle ce voyage mais il va falloir changer de bord, avec jo on cherche activement un bateau pour le bresil : tour en annexe sur le mouillage, discussions... on compte sur radio ponton...

en attendant, gros nettoyage du bateau ; bricolage (9ieme montee au mat) ; ultime briefing de Yann sur les produits d'entretien et de reparation du bateau (resine, mastic, huile) ; ultime deconnades, bref difficile de changer de bord apres une aventure si implicante.

bises a tous et n'hesitez pas a laisser des commentaires (chutt, ne le dites pas mais ca fait plaise a Yann).

christophe

Posté par chris74, 03 décembre 2007 à 14:23

Témoignage

Le propre d’un voyage réussi c’est qu’il donne envie de repartir
Surtout pas pour parcourir des miles en plus mais pour mettre de la distance, provoquer cette rupture source d’un nouvel imaginaire, d’autres mondes, d’autre vies.
Imaginons notre vie et réalisons nos rêves.
Si le Cap-vert est une rupture c’est que, pour l’instant, il représente une société peu touchée par la dictature de l’argent et du temps. Si la vie y est paisible c’est, je crois ,que l’accumulation de « richesses » n’est pas le point nodal de l’activité. Voir les fillettes vider les poissons sur la cale de Palmeira à Sal ne donne pas le spectacle d’une activité fébrile guidée par la rentabilité, la performance. C’est un travail et un jeu. Le temps n’est pas compté, la performance pas chronomêtrée, le contremaitre absent, le rire et la plaisanterie toujours aux bords des lêvres .Le travail se fait sans l’aiguillon de la peur, sans la voracité de la recherche du gain maximum
Sous nos yeux une autre organisation révèle à coup sûr les travers de notre « modernisme ». Que l’évolution technique, culturelle, sociale, politique libère des contraintes vitales ( manger, se loger, se soigner se déplacer, se cultiver) ce serait parfait. Au contraire nos « progrès » rendent plus incertain la satisfaction des besoins élémentaires d’une part importante de la population et plus anxieux de notre avenir personnel et de celui de la planête. C’est une population inquiète, matraquée par les médias, décervelée par les publicitaires, courant après les illusions de la réussite, accumulant des biens par goût du pouvoir ou peur d’un avenir incertain. C’est le produit de siècles de modernisation pendant lesquels l’homme n’a pas été au centre des choix de société
Une nuit de quart entre les Canaries et le Cap-Vert permet de renouer avec la poésie du monde. Qui prend le soin de regarder les étoiles basculer d’Est en Ouest. Qui est émerveillé par la magie d’une mer illuminée par le plancton phosphorescent. Le moindre coquillage nouveau trouvé sur la plage Santa Monica à Boa Vista est source de rêve et d’admiration de la complexité du monde. Ce petit oiseau picorant le sable, à la limite des vaguelettes, le symbole de la fragilité de la nature face à la carcasse en dentelles métallique de ce cargo espagnol échoué.

Et la parole ? Nous arrivons d’un monde de bruits, de purée verbale utilitaire. De ces mots cent fois dits qui ont perdu toutes forces. Sur le bateau je me sens responsable de mes mots. Une banalité assénée est une injure au lieu, à la poésie qui nous entoure. Le silence est possible. A terre, en ville le silence est traqué par tous les communiquants et les publicitaires. Surtout ne pas laisser le cerveau vagabonder
« Les gens parlent car ils ont peur du silence » A. Makine
A bord nous nous écoutions, c’est rare. Trop souvent les discussions ne sont que plusieurs monologues qui s’entrecroisent sur des sujets différents et ne s’enrichissent pas de leur confrontation. L’expression ne peut pas se développer. A la TV tout intervenant est coupé des qu’il parle plus de 30 secondes.
Un écrivain dont j’ai oublié le nom, à la question d’un journaliste
« Pourquoi écrivez-vous ? » Répondit :
« Pour ne pas être tout le temps interrompu »
Essayer un peu de penser dans un super-marché ? Devant TF1 ?
Essayer d’écouter de la musique dans un lieu public, de croiser des regards dans les allées marchandes ? Nous ne trouvons très souvent que pupilles vides absorbées par le quotidien. La foule n’est qu’un agglomérat de solitude, il faut s’en extraire pour tenter de percer cette armure
Relations humaines !A bord nous cherchions à échanger nos richesses. La danse à Mindello, la biére à Sao- Nicolao, les couses sur la plage, le jeu dans les vagues de Santa Monica Cette proximité physique et intellectuelle manifeste la possibilité de se faire confiance. Que cette harmonie va au-delà des censures installées depuis tout petit. Elles sont là, bien sur, elles ne disparaissent pas en si peu de temps. Mais la rupture à eu lieu. Si le quotidien tente de refermer la parenthèse il faut repartir, plus radical, plus imaginatif ;
Nous sommes libres.
sans oublier le monde.
Alors on repart ?
ROGER à Alban Ann michel Jo Christophe Pierre et Yann

Posté par Roger, 04 décembre 2007 à 14:37

swing

meteo 04 12 07

akela sur le départ?
au portant avec la houle dans le nez?
ca va swinger!

CAPE VERDE :
East 4 or 5 increasing gradually 5 or 6. Rough, becoming very rough
in northwest with swell of Northwest.

Posté par perroc'h, 04 décembre 2007 à 17:09

Tout simplement incroyable

Quelle plume Roger! Je repasserais bien un moment au Cap Vert (par exemple) en ta compagnie à échanger sur ce pertinent récit...
J'en profite pour saluer toute la sympathique bande pour ces "vraies" et incoyables vacances sur Akela (et oui c'est comme même sympa dans ce sens là). Mon seul regret : ne pas être restée assez longtemps pour assister aux séances de yoga!
Tou't bom, tou' raid',
Continuons ensemble à écouter le silence

Posté par Albane, 04 décembre 2007 à 18:09

Akela sauvetage Brit Air en perdition

Salut Yann,

Je sais pas si tu es au courant mais le 60 pied tout neuf Brit Air à cassé son mât dans la Transat Bahia to Bretagne qui doit arriver à Port-La-Forêt vers le 15/12/07 et Mémél fait route vers les Iles du Cap Vert, où tu es en stand-by pour ta Transat!?

Il va manquer de carburant (gazole), mais ne peut pas pas non plus gréer un mât de fortune car tout son gréement à coulé!

C'est arrivé hier mercredi 5 décembre à 12h30!

Il est en route vers ta route départ, mais peut-être que tu pourrais le contacter par VHF et aller à sa rencontre, même si son équipe technique fait le maximum, çà pourrait être sympa en tant que "Baie de Morlaix"!

A+

Fred POCHARD
De St Pol
Ancien préparateur d'Akéla

Posté par Fred Poch, 06 décembre 2007 à 18:46

On y va

Oui Oui, c'est en route, nous chargeons 600 litre de gaz oil, de l'eau de la bouffe et allons lui livrer tous ça!
Yann

Posté par yann, 07 décembre 2007 à 18:12

Merci Yann!

Je suis Anne Le Bour, responsable de la communication de Brit Air et du projet voile 60'.
Ton frère Bernard m'a contacté jeudi, pour me dire que tu étais au Cap Vert avec Akela. Frédéric m'a également envoyé un message pour me dire qu'il t'avait alerté du démâtage d'Armel.
J'ai donc donné immédiatement tes coordonnées à Gaël, le frère d'Armel, sans trop y croire parce qu'on avait également l'info que tu avais déjà quitter le Cap Vert... mais c'est ça, l'effet Baie de Morlaix !!Tout est toujours réalisable, même à des milliers de kilomètres, on a toujours l'impression d'être dans notre baie! Je pense que c'est parce qu'en Baie de Morlaix, nous sommes tous des gens extraordinaires (je ne vois pas pourquoi on ne le dirait pas... faut pas se gêner...)
Bon, toujours est-il que je souhaitais d'ores et déjà te remercier du fond du coeur pour les vivres/carbu que tu vas amener à Armel. C'est vraiment très important pour nous, pour lui parce que cela lui donne une réserve d'autonomie supplémentaire, même si nous faisons tout pour qu'il reste seul en mer le moins longtemps possible.
Je me doute que ce n'est pas forcément facile pour toi comme opération puisque tu as des passagers en croisière à ton bord et j'aimerais que tu les remercie également de notre part d'accepter ce changement de programme. Mais si ce sont des gens qui aiment la mer, je pense qu'ils le comprendront et qu'ils approuveront cette solidarité des gens de mer (...et de la Baie de Morlaix, qui plus est !).

Une mention spéciale, également, à Antonio Pedro da Cruz, skipper cap-verdien bien connu du circuit Figaro et qui est notre émissaire sur place puisqu'il s'est chargé de l'approvionnement en gas-oil et en vivres à Mindello, ainsi que de trouver d'éventuelles solutions de remorquage. A lui aussi, un grand merci!

Voilà, c'était juste un petit message en passant mais sache que dès ton retour à Morlaix, nous ne manquerons pas de t'inviter, avec Armel et son équipe, pour te remercier de vive voix pour ce geste solidaire,

A très bientôt et bon vent vers les Antilles à tout l'équipage de ce magnifique bateau qu'est AKELA,

Anne

Posté par Anne, 08 décembre 2007 à 17:30

marci pour memel

Salut mon yannou,

Ecoutes merci d'aller à la rencontre de memel, ça va surement lui faire chaud au cœur car il doit se sentir bien seul le pote.
Voila nous ici on est pas surpris de ton geste quand on sait le marin, le vrai que tu es.

Alors bon vent bonne route et passe la grosse bise à armel de ma part.

Bises

KIKI

Posté par kiki, 10 décembre 2007 à 14:04

aux voyageurs des mers

Bonjour à tout l'équipage de l'Akela

J'ai rencontré Anne et Patrick au cours d'une soirée anniversaire. A cette occasion, j'ai appris qu'ils vivraient leur Lune de Miel, au travers d'un voyage au long cours.

Ce matin, une relation commune, m'indiquait l'existence de ce blog. Aussitôt, j'ai pris connaissance de son contenu...et je me suis mis à rêver de destinations aussi lointaines que dépayssantes.

Des images colorés, des saveurs, des odeurs et des sonorités ont réveillés mon imaginaire et ont fait ressurgir les souvenirs de mes propres voyages.

Merci à vous pour ces carnets de bord, ils rappellent à ceux qui sont restés à terre qu'elle est ronde et même si elle ne tourne pas toujours dans le bon sens, l'aventure est à notre porte, à quelques encablures de notre port d'attache. Il suffit de lever les yeux et de se laisser porter par le cri des mouettes pour s'imaginer en partance pour le nouveau monde.

Que les alizés vous soient porteurs.

Alex

Posté par Alex making-off, 11 décembre 2007 à 12:41

retour sur terre

Bien revenus sur terre après ce "vol" mémorable, un vol du temps par effraction dans le quotidien, comme une sorte de "casse du siècle" dans nos vies rangées.

Séquence souvenir enregistrée:
" Mesdames et messieurs bonjour, le commandant de bord Yann et son équipage sont heureux de vous accueilir à bord de cet AKELA50.
Notre vol durera 11 jours et 6 heures. La météo au cours de ce vol sera bonne, les alizés nous apporteront une belle houle pour jouer dans les surfs.
Les issues de secours sont situées mille milles à l'arrière à Mindelo et mille milles à l'avant à la Martinique.
Nous vous rappelons qu'il est interdit de fumer dans les toilettes, particulièrement pendant les phases d'empannages et qu'il est conseillé de conserver
vos ceintures attachées pendant les quarts de nuit.
En cas de dépressurisation, des masques de bonne humeur tomberont automatiquement devant vous.
Au cours de ce vol, des savoureux filets marinés de dorade coryphène ou de tazar vous seront servis ainsi que ces crêpes, et un savoureux fondant au chocolat vous sera servi
avec une coupe de champagne à mi-parcours par le commandant de bord Yann en personne.
Notre arrivée se fera de nuit à la Martinique et vous laissera un souvenir impérissable.
Nous vous remercions d'avoir choisi la compagnie AKELA - voile aventure et espérons vous revoir prochainement sur nos lignes.
PNC (personnes naviguant contentes) à vos portes, armez les pare-battages, préparez les aussières, préparez vous à l'atterrissage....."

Un atterrissage tout en douceur et souplesse, sur un coussin moelleux de souvenirs imputrescibles, avec le sentiment réjoui d'avoir vécu un truc
pas tout à fait ordinaire.
Merci Yann pour ta brillante gestion de tout ça dans ta perpétuelle bonne humeur.
Merci Anne, Patrick, Pierre, François, pour votre chaleureuse compagnie.

Allez, hop, je retourne aux dures préoccupations de terrien: beurrer les toasts, ouvrir les huîtres, parer mes magrets de canard, choisir les vins, etc....
Quelle vie, mon dieu, quelle vie !!
Vivement la prochaine sortie en mer.......

Bon vent à tous, et bonnes fêtes, accessoirement.

Dominique

Posté par Dominique, 24 décembre 2007 à 20:29

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